Les Tribulations d'une famille sur les routes de la soie” /> User-agent: Googlebot allow: /

22 juillet, 2006

Kazakhstan

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Trois heures pour traverser la frontière, deux heures de plus qu’il en aurait fallut pour cause de bug informatique. Les douaniers devaient tout retranscrire à la main. La bonne vieille méthode.

Notre traversée du pays se fera au pied de l’accélérateur, pressés que nous sommes de rallier au plus vite la frontière chinoise. Nous passons notre première nuit à Almaty dans un hôtel au confort standard et au prix trop élevé, et zappons sur cette grande agglomération congestionnée par le trafic.
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Deuxième jour, l’état excellent de la route principale qui remonte vers le Nord-Est du pays nous permet d’aligner plus de 500 km au compteur. Le paysage alterne entre une succession de steppes planes de prairies et de cultures de blé, avec sur notre flanc droit une chaîne montagneuse dénudée qui marque la frontière avec la Chine. Nous devons néanmoins subir un petit contre temps dans la ville de Taldy-Corgan où nous avons cherché à faire enregistrer nos visas. Cette formalité, héritée de la période soviétique, impose aux voyageurs à se déclarer auprès d’un organisme d’état pendant son séjour. Mais l’officier en chef de la police d’immigration nous affirme que la procédure n’est pas nécessaire, le tampon de la douane se révélant suffisant. Advienne que pourra ! Sachant que les contrevenants sont passibles d’une amende allant de 80 à 150 $US.

Le soir nous profitons pleinement de la campagne bucolique en plantant nos tentes sur le dos d’une colline herbeuse entre un champ de tournesol et de blé investis par une demi douzaine de chevrons sauvages.

Le lendemain matin, la petite route qui bifurque vers les Monts de l’Alatau et la frontière chinoise prend une toute autre allure. Au fil des kilomètres le goudron s’effiloche pour ne laisser place qu’à des débris de chaussée. La route est par endroit tellement détériorée que cela devient plus simple d’emprunter le bas côté sur des pistes improvisées. Notre moyenne ne dépassant pas les 25 km/h, Il nous faut donc toute la journée pour parcourir les quelques 200 kilomètres et rallier la ville frontalière de Dostyq.
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Par bonheur, cette route du bout du monde, offre des paysages sublimes. Les prairies vallonnées sont embaumées de fleurs tandis que la chaîne montagneuse s’ouvre peu à peu sur une vaste plaine désertique où s’étire une succession de lacs au bleu profond. C’est par cette trouée, la porte de Dzougarie, que passe la ligne de chemin de fer et une longue pipe-line en direction de la Chine.

Le transit de marchandises en provenance de Chine assure au bourg Dostyq une certaine fébrilité. L’écartement des voies étant différent entre les deux pays, les trains doivent y faire une halte importante afin d’y effectuer le changement des bogies. Mais comme il n’y a ici aucun hôtel, c’est finalement par hasard que nous nous retrouvons hébergés chez une habitante, Mametekova, une professeur d’anglais approximatif.
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Nous passons la nuit dans le lit conjugal. Mametekova sur le sol, son fils de 12 ans sur le divan, et son mari, infirmier, absent, astreint à une garde à l’hôpital. Difficile de dormir. Un vent chaud et sec souffle sur cette ville habituée aux températures extrêmes (de 40°C l’été à -40°C l’hivers !). Une fois de plus, comme un mauvais présage, une horde de chiens perturbent le silence de la nuit. Mais ce qui probablement m’empêche avant tout de dormir c’est les tenants et aboutissants de cette unique question : « Allons nous pouvoir passer en Chine avec notre véhicule ? »

Rouler au Kazakhstan :
L’infrastructure routière est sensiblement identique à l’Ouzbékistan et au Kirghizstan ; les routes principales sont en générale en bon état (excellente entre Bichkek et Almaty), tandis que le réseau secondaire, peu entretenu, peut devenir déplorable et se transformer en piste défoncée (voir le tronçon qui mène à la frontière chinoise).
Conduite : Correcte à prudente dans les villes. Signalétique moyenne à mauvaise. Contrôles routiers occasionnels (En trois jours nous nous sommes jamais fait rançonner). En dehors d’Almaty, où la circulation est congestionné par le trafic, le réseau routier est très fluide. Peu de camions. Stations services fréquentes sur les grands axes et ailleurs, bien ravitaillées en diesel.
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Quelques prix :
Semblable à l’Ouzbékistan : Diesel 0,36 euro/l ; Camping sauvage facile ; l’hébergement, essentiellement constitué d’hôtels construit durant l’ère soviétique est surtout destiné aux hommes d’affaires et reste assez cher (possibilité de payer par tranche d’heures !). Dans les grandes villes il existe des hôtels bons marché, mais le confort peut laisser à désirer. Peu ou pas d’hébergement en dehors des grandes villes. Possibilité de dormir chez l’habitant, tarif à négocier (entre 10 et 20 euros/pers la nuit).
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Taux de change (juillet 2006) :
1 euro = 150 Tengués
Le change est facile. Possibilité également d’utiliser sa carte bancaire pour les retraits.
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16 juillet, 2006

Kirghizstan

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Le poste frontière ouzbek par lequel nous voulions passer est mystérieusement fermé, il nous faut donc rebrousser chemin sur une centaine de kilomètres plus à l’est vers la ville de Osh, nous obligeant ensuite à effectuer un long détour de 200 kilomètres au Kirghizstan. La traversée de la douane se fait sans encombre, en revanche il nous faut peu de temps pour être confronté une fois de plus au racket permanent des forces de l’ordre.

Par deux fois, et en dépit de notre allure d’escargot, on nous immobilise pour excès de vitesse théorique (les policiers sont systématiquement munis de radars). Nous affichons notre incompréhension quant au code de la route kirghize (il y a peu de panneaux de limitation de vitesse et les limites des agglomérations sont mal définies) tout en faisant amende honorable. C’est avec quelques difficultés que nous arrivons à nous arracher de leur emprise sans débourser un kopeck (des « Soms » en fait ).

Mais plus loin des militaires dressant barrage ne s’embarrassent pas de ce genre de prétexte : la quasi-totalité des automobilistes doivent se ranger sur le bord de la route et verser une obole à l’officier en chef. Les billets s’entassent sur sa table de camping. Cependant certains automobilistes ne peuvent mieux faire que d’offrir du pain et des tomates, provoquant du même coup la risée du subordonné, mais ils passent. Pour notre part je n’avais qu’une seule ressource pour échapper à cette corruption généralisée, affirmer haut et fort ma condition de « touriste ». Ils insistent un peu pour la forme, une main sur leur kalachnikov et l’autre autour de mon épaule, mais n’avaient visiblement ni l’envie ni les moyens de retenir une famille en otage.

Aux abords de la ville d’Ozgön cela devient beaucoup plus sérieux. Une cohorte de militaires, postés en embuscade et le doigt sur la détente de leur mitraillette, n’ont visiblement plus le coeur à rire. Toutes les voitures, la nôtre comprise, sont sévèrement fouillées. Ici il n’est plus question de bakchich mais de sécurité publique. Des malfaiteurs ou des terroristes séviraient dans les parages et l’on recherche activement des stocks d’armes. La région de Och est en effet reconnue pour être le centre de conflits ethniques (en 1990 des affrontements entre Ouzbeks et Kirghizes ont fait près de 1000 morts), et une voie de passage importante pour les trafics en tous genres.

Enfin, une fois le contournement de la vallée de Ferghana achevé, nous pouvons bifurquer vers le centre du pays et les massifs du Pamir.

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La route Och-Bickek est l’une des routes principales du pays. Elle permet de désenclaver le Sud de la région bloquée entre les massifs montagneux et la frontière ouzbeque. Les 50 premiers kilomètres qui alternent entre goudron et routes inachevées ne nous laissent rien augurer de la suite : les quelque 500 km restants sont un pur bonheur. La chaussée a été refaite à neuf et grimpe, tout en souplesse, les méandres de la vallée.
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La nuit tombante ne nous laisse pas le temps d’atteindre les hauts pâturages, et c’est donc sur les rives escarpées d’un profond lac de barrage que nous plantons la tente. Le ciel orageux menace, mais les enfants sont ravis de pouvoir profiter du grand air.
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Le Kirghizstan est à 94% montagneux, et 40% de son territoire dépasse les 3 000 m. Les deux tiers de la population vivant en zone rurale. C’est ainsi que sur les hauts plateaux entre les deux cols que nous allons franchir (3 300 et 3 586 m), nous découvrons les paysages emblématiques du pays : vastes plaines d’herbes rases émaillées de camps de yourtes, de troupeaux de chevaux et de chèvres. -
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Installés sur les bas-côtés de la chaussée, les nomades kirghizes patientent derrière des rangées d’étals proposant du koumis (lait fermenté), des produits laitiers et du miel.
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Lors du passage du premier col nous essuyons une soudaine et violente tempête de neige. Dans les rafales nous distinguons à peine une vieille femme sortir de sa yourtes, passer devant une antique Lada et ramasser du bois...
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Nous avions envisagé de rejoindre le lac Issy Kul à l’Est du pays en empruntant une voie transversale. Mais nous allons vite déchanter, ce n’était qu’une piste défoncée. Plutôt que de mettre à mal l’état convalescent de la voiture il a donc fallu se résigner à faire demi-tour et rejoindre Bichkek plus tôt que prévu.
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Il nous reste deux jours. Plutôt que de courir à la découverte du lac d’Issy Kul (le deuxième plus grand lac de montagne du monde est réputé pour ses paysages magnifiques) nous faisons halte dans la capitale, cantonnés dans un hôtel spartiate tenu par des immigrés chinois. Ceux-ci sont assez nombreux dans la ville. Leur restaurant nous permet de goûter avant l’heure à la cuisine du pays de Xiao-Lin qui en a les papilles toutes frétillantes !

Rouler au Kirghizstan :

Etat des routes inégale : De bon à mauvais. Compte tenu des montagnes le réseau routier est relativement réduit. La route récente qui traverse le pays du nord au sud est excellente (payante mais abordable), les autres plus anciennes se maintiennent difficilement en état. Nombreuses pistes. Vitesse limitée à 100 km/h sur les routes et à 70 en ville.
Conduite : Correcte à prudente dans les villes. Signalétique moyenne. Contrôles routiers très fréquents surtout dans le sud du pays, où l’on se fait facilement rançonner (mais contrairement aux autochtones les touristes peuvent s’en sortir s’en rien débourser). Circulation fluide même dans les villes. Peu de camions. Stations services fréquentes sur les grands axes (ailleurs ?).
Quelques prix :
Semblable à l’Ouzbékistan : Diesel 0,40 euro/l ; Camping sauvage facile, avec également la possibilité de dormir chez l’habitant dans les yourtes ; Nous sommes allés une seule fois à l’hôtel, deux lits simples à 8 euros la nuit. Le prix d’un repas est en générale très abordable.
Taux de change (juillet 2006) :
1 euro= 53 sum
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06 juillet, 2006

Ouzbékistan

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Pour plus de détails cliquer sur la carte :

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Vite fait bien fait le 1er juillet (date d’anniversaire de Bonnie), nous entrons en Ouzbékistan sans avoir à subir cette fois-ci d’interminables tracasseries douanières. En quelques minutes nous étions libre de découvrir l’un des pays les plus fascinants d’Asie centrale.




L'Asie centrale a longtemps été constituée de petits royaumes dirigés par des khans, réputés pour leur cruauté. Le plus fort prenant l'avantage sur les autres avant d’être à son tour massacré. Au 13ème siècle, à la tête de ses hordes de cavaliers mongols, Genghis Khan mit tout le monde d’accord en dévastant la région. Villes rasées, populations décimées, rien et aucun peuple ne leur résista. Ce fut le plus grand empire et la plus grande conquête humaine de tous les temps.
Et pourtant c’est à cette époque que la Route de la Soie prit son envergure, empruntée par les marchands entre l'Occident et l'Orient, tel Marco Polo. Les Mongols avaient fini par unifier la région en faisant impitoyablement régner l’ordre, rendant les voies de communication plus sures, du fin fond de l'Asie jusqu'aux portes de la Russie. Après la mort de Genghis Khan ses descendants s'appliquèrent un moment à agrandir l'empire, avant de s’entre-dévorer à leur tour.
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A la fin du 14ème siècle, c'est au tour de Tamerlan (on dit aussi Timur le Grand) de saccager ce qui avait été reconstruit. C'est le « héros », le « Napoléon » local : il vient des environs de Samarkand. Si son empire sera plus modeste que celui de Genghis Kahn, l’émir n’en sera pas moins cruel. Grâce aux caravanes qui revenaient en Europe débordant de marchandises, on apprit l’existence des merveilles qu’il avait fait ériger : Samarkand et Boukhara. Ces villes et leurs trésors resteront ainsi gravés dans l’imaginaire occidental. Mais l’empire de Tamerlan ne lui survit pas. Les khans d'Asie centrale et leurs conflits démembrèrent à nouveau les territoires. Cela durera jusqu'au 18ème/19ème siècle avec l'arrivée des Russes. Les tsars ont une armée moderne et peu à peu prennent pied dans la région. Les Soviétiques finiront d’imposer leur marque.

BOUKHARA

Contrairement à Samarkand, plus grande et coupée de larges avenues, à Boukhara subsiste une vielle ville et une continuité architecturale. L’atmosphère y est paisible. Au détour d'une rue, au coin d'une place, on découvre de multiples madrasas (écoles coraniques) et mosquées (en photo la Mosquée Kalon avec son terrible minaret (1127) où de son sommet l’on jetait les condamnés à mort). Les Boukhariotes, assis dans les allés couvertes du bazar, jouent au dominos, d’autres, en petits groupes palabrent autour d’un bassin bordé de chaïkhanas (maison de thé, petits restaurants) à l’ombre des mûriers. Magique.





SAMARKAND
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Samarkand est un mélange de splendeur passée et d'urbanisation soviétique. La partie historique se limite essentiellement à un ensemble de trois madrasas (le Registan) dont la plus ancienne remonte au 15ème siècle ce qui constitue l'âge d'or de Samarkand comme carrefour culturel et économique d'Asie centrale. Il y a quelques touristes, mais l'affluence reste très raisonnable.

Tous ces monuments s’inscrivent plutôt dans un héritage historique que dans une réelle ferveur religieuse. L'Asie Centrale est essentiellement musulmane. Mais de manière très modéré : La fin du Ramadan se fête à la vodka. Pas de femmes voilées (ou très peu). Pas d’appel à la prière. Les musulmans se concentrent essentiellement dans la vallée de Ferghana, mais là aussi rien d’ostentatoire.








Tachkent, la capitale, la plus grande ville d’Asie centrale, est quadrillée de grandes artères à la sauce soviétique, et bordée d’immenses arbres et d’immeubles en béton. Elle abrite une population plus cosmopolite qu'ailleurs, avec une très forte proportion de Russes. Les Russes sont la minorité la plus importante avec 8,3% de la population totale. Mais comme dans la plupart des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale, la minorité russe a diminué ces dernières années, en raison de leur retour dans la mère patrie. Si les Ouzbeks constituent les trois quarts de la population, en fait on y croise une multitude d’ethnies et de peuples, aussi distincts les uns des autres que les Coréens, les Kazakhs, les Tatars ou les Russes blancs. Un véritable « melting pot ».
Une ambiance plutôt sereine se dégage de la capitale. Emaillée de nombreux parcs et d’espaces verts, familles et enfants aiment à s’y retrouver le soir. Les endroits pour manger abondent également, sur les avenues bordées de terrasses et de chaïkanas (maisons de thé), où l’on sert une cuisine familiale tout en écoutant les airs assourdissants d’un crooner local.
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Le summum de cette ambiance festive est atteint dans une rue piétonne du centre-ville que l’on surnomme « Broadway ». Un air de champ de foire, où se mêlent des rangées de cafés de plein air, des danseuses des mille et une nuits légèrement vêtues qui vous accrochent du regard, des vendeurs de peintures et d’antiquités, et les bars qui se transforment la nuit en discothèques.
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En allant avec les enfants au superbe parc aquatique de la ville, je restais songeur. Le prix de l’entrée et des consommations ne sont apparemment pas à la portée de toutes les bourses ouzbeks (le salaire moyen se situe autour de 30 à 40 euros par mois) et pourtant les bassins sont pleins à craquer. En réalité, les effets négatifs qu’a entraînée la partition de l’URSS sur l’économie locale (qui l’a privée de ses aides), sont visibles ailleurs. Entre les grandes avenues par exemple, au coeur de ses petits quartiers aux allures de villages avec ses rues défoncées et ses vieilles femmes, quasiment sans retraite, contraintes de vendre quelques biscuits pour survivre.
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Visite du musée Géologique de Tachkent. Etant donne que nous sommes les uniques visiteurs on nous ouvre les grilles au fur et à mesure de notre progression dans les salles, découvrant ici un squelette d’Iguanodon, et là d’innombrables roches du pays....
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ET LE FOOT DANS TOUT CA ?
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Sachez qu'en bon francais patriote j'ai retarde l'heure du lit et remis a plus tard mon devoir conjugal pour assister a ce moment historique qui revient tout les huit ans. Le match de la finale France-Italie etait retransmis sur grand ecran dans notre hotel devant une foule febrile de 5 spectateurs Kazakh mais pas causant. Pas facile dans ses conditions d'assumer sa franchitude face au coup de boule de l'un de nos chauves et susceptibles compatriotes. A la fin du match, je me suis eclipse discretement, la bouteille de vodka entre les jambes. Seule consolation au postes de controles policiers, les exploits de Zizou detendent l'atmosphere, c'est toujours ca de gagne !
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Nous repartons vers l’est du pays, dans la vallée de Ferghana. Enserrée entre deux grandes chaînes de montagnes, il nous a fallu franchir un col plutôt que de suivre l’entrée de la vallée. Celle-ci est en effet coupée du reste du pays par le tracé farfelu des frontières hérité des anciennes républiques. C’est l’endroit le plus densément peuplé d’Asie Centrale. Ici, plus qu’ailleurs, afin de transformer ces étendues en de gigantesques champs de coton, l'eau a été pompée à outrance dans les fleuves qui descendent les montagnes de l'Himalaya et qui se jettent à plusieurs milliers de kilomètres dans la mer d'Aral. Les résultats ont été spectaculaires : aujourd'hui, l'Ouzbékistan est le troisième exportateur de coton au monde, asséchant du même coup la mer d'Aral. De plus, l'irrigation artificielle des steppes a fait remonter à la surface le sel enfoui dans le sol, nécessitant chaque année de plus en plus d'eau et d'engrais chimiques pour maintenir les rendements. Résultat : une incroyable catastrophe écologique et sanitaire.
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Pendant la montée du col la voiture s’est remise à sentir le roussi avec la roue arrière droite qui frottait contre la tôle au risque d’éclater à nouveau. Alors, une fois de plus il a fallu retirer la roue et frapper de toutes nos forces sur la carlingue en l’écartant du pneu. Ainsi fait, quelques millimètres d’écart en plus, nous sommes repartis prêts à affronter les contreforts de l’Himalaya. Dans la vallée de Ferghana les contrôles routiers deviennent plus fréquents. C’est en effet une zone sensible avec un islam plus fondamentaliste que dans les autres régions du pays. Le Président Islam Karimov ayant fait l’objet de deux tentatives d’attentat en à profité pour étouffer dans la violence les opposants religieux (avec la bénédiction des Américains engagés dans l’Afghanistan tout proche). Si la vallée reste l’un des endroits les mieux surveillés au monde, on ne ressent aucune tension. L’ambiance générale y est agréable et l’hospitalité des habitants encore plus chaleureuse.

Nous avons obtenu un visa de transit de 5 jours pour le Khirghistan. Xiao Lin ne pouvait obtenir de visa touristique. J'ai mon visa chinois d'une durée de 6 mois avec les enfants et une entrée. Pour obtenir un visa touristique kazakh, Xiao Lin avait besoin d’une lettre d’invitation et de passer par une agence, à la clef deux semaines d'attente. Pour elle nous avons donc fait une demande de transit de 5 jours. Pour ma part j'ai le droit à un visa touristique d'un mois sans obligation de passer par une agence, en revanche je n'ai obtenu qu'une entrée, c'est-à-dire que si la voiture est refoulée à la frontière chinoise je ne peux revenir ni avec mon AX, ni avec ma XL ; bloquée !! Nous devons entrer au Khirghistan le 14 juillet, au Kazakhstan le 18 juillet, et en Chine le 22 juillet, un vrai rallye !

Rouler en Ouzbékistan :

Etat des routes : De bon à mauvais. Le réseau routier couvre assez bien le pays. Quelques voies rapides suffisamment larges pour éviter les nids de poules et la circulation aléatoire de charrettes et autres véhicules improbables. Les grandes villes sont partagées entre les petites rues de la partie ancienne et les grandes artères tirées au cordeau de l’ère soviétiques. Vitesse limitée à 100 km/h sur les routes et à 70 en ville. Conduite : Correcte à prudente dans les villes (les chauffards sont vite repérés par les nombreux agents de circulation à l’affût à tous les coins de rues. Ceux-ci verbalisent au moindre impair). Signalétique très moyenne, assez difficile de s’orienter dans une grande ville et surtout d’en sortir (comme au Turkménistan nous fûmes plusieurs fois accompagnés sur le bon chemin). Contrôles routiers fréquents. Circulation fluide même dans les villes, essentiellement des minibus coréens Daewoo (qui servent au transport collectif) et autres petites voitures et berlines plus haute de gamme de la même marque (conçues pour le marché local et produites sur place) + quelques anciennes voitures russes (Lada, Volga). Pas de Citroën. Peu de camions. Stations-service fréquentes entre Boukhara et Tachkent. Pénurie dans la vallée de Ferghana, l’essence se trouve facilement mais le diesel est rare (de nombreux camions roulent à l’essence).
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Quelques Prix :
Spécificité héritée de l’ère soviétique : il y a peu de boutiques où effectuer ses achats en dehors de quelques supérettes mal approvisionnées. En revanche les marchés offrent un vaste choix. Diesel 0,30 euro/l ; Galette de pain 0,20 euro ; Une bouteille d’eau minérale (le plus souvent gazeuse) 0,20 euro ; pas de campings ; Chambres d’hôtes entre 5 et 20 euros par pers. Hôtel catégorie moyenne dans les villes touristiques (climatisation, sdb, frigo, TV, petit déjeuner compris) entre 25 et 45 euros pour une chambre double (Dans notre hôtel à Tachkent - 32 euros la nuit - il y avait la piscine, appréciable pour les enfants). Dans le reste du pays la plupart des hôtels sont des vestiges soviétiques au confort plus que rudimentaire dotés de sanitaires sordides (2 à 3 euros par personne). Le prix d’un repas est en général très abordable avec, dans les grandes villes, une bonne variété de cuisine nationale, européenne, coréenne... compter environ entre 1 et 5 euros par personne dans les restaurants familiaux de plein air (on y sert des brochettes, des nouilles, du plov...) ; les maisons de thé abondent également dans les parcs.

Taux de change (juillet 2006):
1 euro = 1 566 sum (Les plus gros billets font 1 000 sums). L'euro est bien accepté, sauf dans les consulats (pour payer les visas) qui réclament exclusivement des dollars US. Taux de change du jour, voir lien : http://eng.nbu.com/news/currency/
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02 juillet, 2006

Turkmenistan


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Il a fallu attendre plusieurs minutes et le coup de sifflet final de l’arbitre avant que l’inspecteur des douanes iranien, vautré devant son téléviseur, daigne examiner nos passeports. Lorsqu’il les tamponna et que nous pouvions sortir de son pays ce fut une double victoire. Une pour l’équipe de France qui venait de mettre à terre ses voisins espagnols par 3 buts à 1, et la nôtre puisqu’on pouvait désormais avancer d’une case à la découverte d’un nouveau terrain de jeux.

Prévenu par avance des lourdeurs administratives de la douane turkmène, on peut presque considérer comme acceptable les trois heures de procédure qu’il nous a fallu pour franchir la dernière barrière. A ceci près que le soleil était au plus haut, que dans la voiture en plein soleil la température dépassait les 53 degrés, et que les taxes d’entrées, uniques en leur genre, ne nous facilitaient guère la respiration. A savoir, pour ceux qui auraient cette idée incongrue de traverser le Turkménistan en véhicule motorisé, que les taxes de passage se décomposent comme suit :
Désinfection du véhicule : 1 $ (à noter que le véhicule n’a pas été désinfecté, alors qu’à la douane ouzbeke nous sommes entrés dans un bassin de désinfection, mais là c’était gratuit !)
Taxe routière : 30 $ (calculés en fonction du nombre de kilomètres parcourus dans le pays et du type de véhicule. Une feuille avec une carte et le parcours précis vous est remise. Théoriquement votre itinéraire ne doit pas en dévier. Pour s’en assurer, de nombreux postes de contrôle jalonnent la route, voir ci-dessous).
Compensation du prix du carburant : 21 $ (pourquoi pas ?).
Assurance au tiers : 35 $
Traitement des documents : 5 $
Taxes bancaires : 3 $

Soit un total de 95 $ pour le transit d’un petit véhicule entre Saragh et Farab, pour une distance d’un peu moins de 600 km. A cela s’ajoute une taxe d’entrée par passager de 10 $.

Nous avons donc payé ce qu’il y avait à devoir sans aller jusqu’à arroser les différents fonctionnaires comme le font assez complaisamment les routiers qui ont le " budget " pour. Ainsi dans les différents bureaux les billets tombent des passeports et voltigent de toutes part. Nombre de ces camionneurs sont turcs et transitent par le Turkménistan pour rejoindre l’Ouzbékistan. Compte tenu de l’omniprésence de la mafia turque dans ce dernier pays les semi-remorques subissent une fouille plus poussée. Fouille probablement faite avec plus ou moins de zèle, selon l’importance du bakchich ; ici nous voyons un chien renifler à la recherche de drogues, là un douanier plonger sa main dans les réserves d’eau. Pour notre part, la fouille ne dura pas plus de 15 secondes. Il faisait vraiment trop chaud pour le pauvre officier bedonnant sorti de sa cabane climatisée.

On aurait pu penser que toutes les tracasseries administratives se concentraient à la douane, mais pas du tout ! Ce n’était que la pointe de l’iceberg (dans un désert) !

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Slalomant entre les nids de poules sur un goudron hasardeux, il ne fallut guère de temps avant de se rendre compte que nous allions traverser, sinon l’un des déserts les plus chauds de la région (désert du Karakoroum), au moins le plus surveillé. A savoir que tous les 5 ou 50 kilomètres - la fréquence est aléatoire - un poste de contrôle vous barre la route. Outre une vérification des papiers par un jeune soldat illettré déguisé en cow-boy australien, il faut s’avancer vers la guérite et procéder à l’enregistrement de données essentiels : l’heure de notre passage, le numéro du véhicule, du passeport, etc... Ainsi, ceux qui douteraient de la réalité de notre périple peuvent en toute confiance consulter les archives de l’administration turkmène. En général, les rapports avec les policiers de ces postes sont plutôt bons, voire parfois bon enfant. A quelques occasions on nous laissa entendre qu’il serait bon de verser quelque dîme aux bonnes œuvres des forces en présence, mais on entendait mal.

Toutefois, avec la fatigue et la chaleur, cela devint vite exaspérant. Et lorsque 270 km plus loin nous sommes parvenus sans encombre - Dieu soit loué - à Mary, troisième ville du pays, il y eut comme un grain de sable de trop. Nous nous étions égarés sur l’une de ces longues avenues plantées d’arbres tirée au cordeau entre d’immenses esplanades impeccables et vides, lorsque sur un croisement je me suis attardé un peu trop longtemps. Le feu vert avait clignoté (avant de passer à l’orange et au rouge). Le flic avait sifflé. Papiers il avait attrapés et quelques subsides il avait réclamés. Mais là les gonds de Xiao-Lin ont fini par sauter. L’agent de circulation peu habitué à subir les foudres d’une étrangère se recroquevilla aussi sec. Nous sommes repartis sans lui laisser le temps de reprendre corps. Nous avions épuisé notre réserve de basse amabilité.

C’EST QUOI CE PAYS ?
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D’abord le pays est sous la coupe d'un dictateur d'un autre temps, Nyazov. Responsable du parti communiste turkmène à l'époque de l'URSS, il est devenu président en 1990 peu avant l'indépendance en 1991, puis réélu avec 99,5 % des voix en 1992. Depuis le culte de la personnalité voué au président est sans limites. Elu à vie, le chef des turkmènes " le Turkmenbashi " sexagénaire souriant est présent partout, au moindre coin de rue, sur la plus petite place, sur chaque espace libre, sur les écoles et les billets de banque ; statues en or, panneaux publicitaires, bustes, portraits. Vive le Nyazov !

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Cependant, situé en bordure de l'Iran et de l'Afghanistan, le Turkménistan avec son apparente et rigoureuse stabilité tombe à pic pour les puissances mondiales. On préfère fermer les yeux sur les délires du despote d’autant que sous le sable brûlant du pays on a mis au jour l’une des plus grandes réserves de gaz au monde. Mais les voies de sortie pour les richesses de son sous-sol sont complexes. Quelques vieux oléoducs transitent vers les anciennes républiques soviétiques insolvables et un peu de gaz passe par l'Iran mais les tuyaux sont petits et les taxes élevées. Restent de vagues projets fort coûteux d'un gazoduc sous la mer Caspienne pour rejoindre la Turquie. Bref le Turkménistan est devenu une pièce maîtresse dans le nouveau " grand jeu " d’Asie Centrale. Alors la communauté internationale s’accommode des lubies du tyran, d’autant que ses projets pharaoniques et urbanistiques font les choux gras de nos grandes entreprises du BTP...

LA POPULATION
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Au restaurant double plaisir : Voir de la chair fraîche et boire de la bière fraîche ! Pas facile de se déshabituer du tchador et du thé, de quitter mes yeux de ces ventres à l’air, de ces longues jambes nues et de ces décolletées généreux. A la limite de la provocation, cses jeunes serveuses slaves. Et quel contraste avec l’Iran ! Le Turkménistan est certes un pays à majorité musulmane, mais surtout, comme dans le reste des pays d’Asie Centrale, les siècles de migrations ont composé un formidable patchwork ethnique. Quelle diversité dans les visages et les costumes : turcs, slaves, chinois, moyen-orientaux... De longues robes colorées et fleuries (majoritaires) côtoient jeans et mini-jupes. Dans ces pays de métissage, Bonnie et Lino sont comme deux poissons dans l’eau.
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Quant aux hommes, aucun signe particulier, si ce n'est qu'ils arborent de belles dentitions en or !

Après Mary nous poursuivons notre longue, monotone et caniculaire (près de 45°C) traversée du désert, avec pour seules merveilles celles de la cité antique de Merw.

Une fois n’est pas coutume, voici ce qu’en dit Lino dans son journal (Complété de mes précisions entre parenthèses) :

" Nous avons visité un terrain où il y avait une ville autrefois, il y a très très longtemps (la cité connut son âge d’or à l’apogée de la Route de la Soie au XI et XII siècles). La ville a été attaquée par une troupe Mongole (le fils de Gengis Khan). Un seul cavalier mongol pouvait tuer entre 300 et 400 personnes (près d’un million de personnes furent ainsi trucidées !). Quand le petit-fils du chef de la ville s’évada d’une prison et qu’il aperçut toutes ces ruines il était tellement triste qu’il mourut de chagrin " ; ajoutons à cela, puisque Lino y est un peu moins sensible, le fait que Merw est le point le plus occidental de l’expansion du bouddhisme (une butte en terre est sensée marquer l’emplacement d’une stupa ; voir photo)
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En chemin nous faisons enfin connaissance avec l’emblématique animal du désert :

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puis d’un cycliste irlandais en route vers la Chine, tout à fait ravi d’être au milieu de nulle part en pleine fournaise ! Mais ils sont fous ces cyclistes !

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Enfin au bout de trois jours nous parvenons à la frontière ouzbeke en ayant essuyé les tracasseries habituelles : Un policier prétexta que ma plaque arrière n’avait pas la même couleur que celle de devant et manqua de l’arracher afin de nous soutirer quelques billets ; Pour un autre c’est Lino qui ne devait pas être sur le siège avant, etc... Nous avons également eu toutes les peines du monde à être acceptés dans un hôtel bon marché qui ne prenait que les dollars en petites coupures (l’unique autre hôtel était hors de prix : 90 dollars pour 2 personnes)... Bref chacun faisait preuve d’imagination pour mettre ce pays à l’abri d’une quelconque invasion touristique.

Rouler au Turkménistan :

Etat des routes : De moyen à médiocre. Peu de routes sillonnent le pays et la plupart n’ont pas été entretenues depuis l’Indépendance. Les grandes villes sont traversées de gigantesques artères entrecoupées de feux tricolores au fonctionnement aléatoire (dilemme turkmène : lorsqu’un feu reste bloqué au rouge, faut-il tenter de passer en sachant qu’un agent de police est probablement dissimulé derrière un arbre ?). Quelques voies express dans la capitale.
Conduite : Correcte à très prudente dans les villes (les chauffards sont vite repérés). Signalétique médiocre, quasi inexistante, très difficile de s’orienter dans une grande ville et surtout d’en sortir (heureusement les Turkmènes sont extrêmement serviables, plusieurs sont montés dans la voiture pour nous remettre sur le bon chemin) ! Circulation fluide, essentiellement de grosses voitures japonaises (pour les apparatchiks et hommes d’affaires, et d’antiques Lada), très peu de camions. Nombreux contrôles routiers et policiers (voir texte plus haut). Stations-service fréquentes, essence et diesel (de minuscules stations dotées de réserves à ciel ouvert jalonnent les routes).


Quelques prix :

Diesel 0,20 euro/l ; Galette de pain 0,10 euro ; pas de campings mais beaucoup d’espace dans le désert ; Hôtel simple de type collectif soviétique, sans douche, W-C insalubres à partager : 4 euros par personne environ. Le reste de l’hôtellerie passe automatiquement en haut de gamme : 40 dollars minimum la chambre double. Repas au restaurant (brochettes) très bon marché.

Taux de change (juin 2006) :
1 euro = environ 30 000 manats (Meilleur change et le plus simple obtenu au marché noir). Les plus gros billets sont des coupures de 10 000 manats, soit 33 centimes d’euro ! Les euros sont difficile à convertir, se munir de préférence de dollars.
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